1856
Au milieu du siècle dernier, entre l'avenue du Prado et Mazargues, se trouve un hameau où ouvriers et grandes familles se côtoient,... dont la famille Thieux.En 1856, en souvenir de sa fille Anne, décédée le soir de ses noces, M. Thieux fait don d'un terrain à L'Evêché pour la construction d'une chapelle
En 1859
deviendra la Paroisse Sainte Anne.L'abbé Faure, premier curé, crée une école, aidé par quatre sœurs de Saint Joseph de l'Apparition qui accueillera tous les enfants du quartier. Les sœurs enseignent avec zèle l'orthographe, le calcul, l'histoire et l'Evangile
En 1883
, l'école est laïcisée par l'Etat et devient une école publique de garçons. Les sœurs doivent plier bagages
En 1886
avec l'aide de bienfaiteurs de la Paroisse, le curé Bossy rouvre une école paroissiale toujours avec l'aide des sœurs
En 1889
arrive le curé Léopold Baverel qui restera le Père de la Paroisse et de l'école jusqu'en 1943
En 1903,
à la veille de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, sous le coup de la loi qui interdit aux congrégations religieuses d'enseigner, les sœurs de Saint Joseph de l'Apparition quittent l'école Sainte-Anne.Alors que le curé Baverel, la mort dans l'âme, se résout à fermer son école, une demoiselle Bernard vint s'offrir pour remplacer les sœurs : « Ne fermez pas l'école, lui dit-elle, j'attendrai le retour des sœurs. » Ce sera un intérim de 38 ans !Le 7 Avril 1903 l'école rouvre ses portes aux quarante enfants fidèles, dont le nombre augmente rapidement et se maintient à la centaine. M"" Bernard dirige avec une équipe plein d'entrain, de courage et de belle humeur. Malgré la pauvreté, l'école a un professeur de dessin et de peinture, un professeur de solfège et de chant, et même un professeur de diction. Elle offre aussi à Sainte-Anne le premier jardin d'enfants...Peu à peu, les relations entre l'église et l'Etat s'améliorent...
En 1941
deux, puis cinq religieuses de « Jésus souverain prêtre » prennent la relève. Le nombre des élèves va croissant ; la vie matérielle est difficile mais les enfants des familles aisées ou des familles très pauvres sont pareillement accueillis
En 1943,
le père Baverel meurt à l'âge de 96 ans et l'école perd son père spirituel.
En 1952,
d'autres religieuses prennent le relais : les sœurs de Saint Paul de Chartres.
En 1956,
de nouvelles constructions à la rue Thieux permettent d'accueillir un collège ainsi que la communauté
des sœurs. Celles-ci dirigeront l'établissement jusqu'en 1975.
En 1989,
une salle d'informatique, une salle de technologie et un self-service sont créés à la rue Thieux
en 1993,
un complexe de 4 classes avec cantine et salle de repos est inauguré par Mgr Coffy à la rue Callelongue pour accueillir les « tout-petits »
2002
la rue Thieux (collège + 4 classes de l'école) a été rénovée avec notamment un réaménagement intérieur des bâtiments et le regroupement d'un « pôle administratif » ainsi que la construction de trois salles de classe en préau à la place du « vieux préfabriqué » permettant la totale utilisation de la cour de récréation. La création d'un CDI informatisé avec documentaliste et le rééquipement de la salle informatique (internet ADSL) permettent de mieux répondre aux nouvelles exigences pédagogiques.
En 2007
la cour de la rue Thieux a été embéllie par la réalisation de 2 fresques: le mur sud ,a été orné de peintures et de mosaïques par les élèves de primaire.
La fresque du mur ouest est une oeuvre collective réalisée par les classes du collège, encouragées par le professeur d'art plastique.
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